Jeudi 17 septembre 2009

La réunion avec l'Inspectrice d'académie lundi 7 septembre et l’examen de la fermeture de classe en Comité Technique Paritaire jeudi 10 septembre n’ont malheureusement rien changé à la décision de l’Inspection Académique : la fermeture de la 4e classe de maternelle, ouverte il y a 2 ans, est maintenue et ce malgré la mobilisation des parents, soutenue par les élus locaux.

 

Aucune motivation d'ordre pédagogique ne justifiait la fermeture. Au contraire !

31 élèves en Petite Section de Maternelle, 29 en CM2, c'est la conséquence de la fermeture de classe décidée par l'Inspection Académique alors que les effectifs, tant en maternelle qu'en primaire, sont en hausse et que de nouvelles familles doivent arriver à l'automne dans les logements réhabilités de la mine. L’école de La Motte d’Aveillans est en effet jugée non-critique par l’Inspection, les classes de maternelle n’atteignant pas 32 élèves chacune (27 pour le primaire) !

 

Une classe sauvage était donc organisée lundi 7 septembre.

Dans la salle laissée vacante par la fermeture, parents, enfants, élus s’étaient rassemblés de façon pacifique et symbolique pour réaffirmer leur désaccord quant à la fermeture de la quatrième maternelle que rien ne justifiait hormis des coupes sombres dans les budgets de l'Education Nationale qui ont de quoi inquiéter.

 

Ne nous imaginons pas être les seuls dans cette situation !

La suppression de 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2009 a pour conséquence de nombreuses fermetures de classes dans toute la France. Partout les parents, les élus, les enseignants se mobilisent : manifestations, occupations d’écoles, classes sauvages, séquestrations d’enseignants …

 

En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter le désengagement de l’Etat.

Car comment bien travailler dans des classes surchargées ? Comment détecter au plus tôt les enfants en situation d'échec scolaire comme le préconise le gouvernement ? Rappelons que l'école de la Motte d'Aveillans compte une vingtaine d'enfants suivis par l'aide spécialisée du RASED et que des parents se sont déjà interrogés sur des questions de violence scolaire l'an dernier, deux phénomènes relativement nouveaux.

 

Comment permettre à l'école de remplir sa mission de service public dans ces conditions ?  

Nous ne voulons pas d’une école au rabais qui compromet sérieusement les chances de réussite de nos enfants.

Nous souhaitons continuer à montrer notre mécontentement en agissant tout au long de l’année scolaire.  Plusieurs formes d’actions sont possibles, imaginons-les ensemble !

Par Jarmunch
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